MARCHE DE PROTESTATION A PIKINE:
Neuf ex-agents des agences dissoutes ont été interpellés ce matin à Pikine. Ces derniers étaient descendus dans la rue pour réclamer leur indemnisation de licenciement. Ces agents exigent leur rétablissement dans leur droit. Selon, leur porte parole, Madia Sène, ils vont durcir le ton si rien n'est fait pour satisfaire leurs doléances. Il qualifie d'ailleurs ces arrestations d'intimidation.
La question du paiement des indemnités de licenciement des ex-agents des agences dissoutes. Ces derniers sont montés au créneau ce mardi matin pour exprimer leur colère. Une manière pour eux de se faire entendre afin de pousser les autorités gouvernementales à se pencher sur leurs revendications. Leur marche pacifique a tourné au fiasco avec l'arrestation d'une dizaine de manifestants. Ces agents exigent de l'Etat leur rétablissement dans leur droit. Selon, leur porte parole, Madia Sène:" Ces arrestations ne sont que des intimidations. Nous n'allons pas reculer. Nous allons faire face jusqu'à obtenir gain de cause. Nous avons effectué une marche pacifique. Nous avions déposé une autorisation de marche auprès des autorités administratives. Nous avions usé de tous les moyens légaux pour tenir notre manifestation. Nous n'avons rien fait de mal, on voulait jusque se faire entendre pour rappeler au chef de l'Etat, Macky Sall, les engagements qu'il avait pris pour payer nos indemnités en avant la fin du mois d'avril dernier. Mais depuis lors rien n'est encore fait. C'est la raison de notre mouvement d'humeur. Nous voulons votre rétablissement dans nos droits", a-t-il dénoncé.
Il a poursuivi:"C'est au niveau du ministère des finances qu'il y a un blocage du dossier. C'est le ministre en charge de ce département, Amadou Ba qui bloque ce dossier. Nous savons que le président de la République, Macky Sall avait déjà donné des instructions pour le paiement de notre argents. Nous ne savons pas alors pourquoi le ministre, Amadou Ba ne veut pas exécuter cette décision prise par le chef de l'Etat? C'est vraiment une situation inacceptable. Nous voulons qu'on recase ou encore qu'on indemnise. Nous allons continuer la lutte jusqu'à avoir ce que nous voulons. Nous n'excluons pas aussi de faire la même chose tant qu'il n'y a pas satisfaction de nos revendications respectives".
Abdoulaye WANDIANGA.

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