Les salaires qui ne répondent pas toujours à l’attente de ces étudiants diplômés.La question du retour et du non-retour apparaît largement comme étant un choix réfléchi et rationnel. Elle s’inscrit parfaitement dans la logique de la mondialisation et de l’internationalisation des compétences. Au regard de cette nouvelle génération d’immigrés, l’État et les entreprises n’ont pas pu créer un environnement favorable dans lequel ils pourraient évoluer de manière transparente et dynamique. L’environnement existant ne répond nullement à leurs aspirations et à leurs préoccupations tout à fait normales et légitimes. Ainsi, nous avons rencontré quelques anciens étudiants sénégalais qui se sont fixés dans le Nord de la France lors de nos enquêtes de thèse de doctorat de géographie, par exemple cet ancien étudiant sénégalais qui nous explique pourquoi il est resté en France : « Les salaires proposés au Sénégal sont insuffisants pour entretenir correctement une famille, je prends mon expérience personnelle, après mes études à Bordeaux, je suis rentré au pays pour apporter ma pierre à l’édification de la nation. D’abord, je n’ai eu qu’un poste de contractuel, dans l’administration avec un salaire de misère. Le cinq du mois, j’étais obligé d’entrer dans un cycle d’endettement pour survivre, de guerre lasse, j’ai pris un billet pour l’occident, et dire que je voulais rester au pays pour travailler »4. Mais aussi cette ancienne étudiante qui nous explique aussi son cas : « Après mes études sanctionnées par un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) obtenu à Paris, la société dans laquelle je travaille m’a proposé un salaire de départ de 2500 euros, au même moment l’Administration sénégalaise me proposait 250 000 F CFA, vous voyez la différence, je ne pouvais que rester » 4. De façon générale, le migrant travailleur non qualifié ou qualifié aspire à rentrer un jour dans son pays d’origine, pour un étudiant par exemple, ce retour est généralement déterminé par la part de satisfaction et de déception qu’il pourrait avoir pendant son cursus universitaire dans le pays de formation. Nous avons retenu les propos de quelques étudiants recueillis pendant notre enquête sur le terrain lors de notre doctorat de géographie soutenu en mars 2009. Par exemple cet étudiant de 2e cycle de biochimie à Lille 1 qui explique sa satisfaction par rapport à ses études : « ce que je suis en train de faire ici déjà n’existe pas au Sénégal en deuxième cycle. Les études sont plus performantes, les professeurs sont de renommées, des labos bien équipés franchement il y a tout pour réussir » 4. Concernant sa déception, il nous dit : « j’ai repris mon année, pour moi c’est décevant vu la formation initiale que j’avais par rapport à la formation que je suis en train de suivre, j’ai eu quelques difficultés, mais je crois que c’est une déception temporaire »4. Mais aussi cet étudiant de 2e cycle d’anglais à Poitiers qui nous dit : « je ne suis pas trop satisfait, je trouve qu’ici, je fais des études en anglais, mais elles sont trop mélangées avec le français, ce n’est pas ce que je croyais au début, même au Sénégal on fait beaucoup plus d’anglais qu’en France » 4. Cet étudiant de 3e cycle de droit des assurances nous dit par rapport à sa satisfaction : « si je compare par rapport au Sénégal, ici on arrive à respecter le programme établit durant l’année, du moins c’est des connaissances dont – on est sûr d’acquérir à la fin de l’année, il y a le matériel qui est disponible ce qui n’est pas le cas au Sénégal » 4. Par rapport à sa déception, il nous dit : « avant de venir ici on nous faisait croire que les études étaient faciles en France on réussissait facilement, mais là quand on a vu la réalité on sait qu’il faut vraiment travailler » 4. Dans le cadre de notre enquête de terrain pendant notre doctorat de géographie, sur les 100 étudiants qui sont enquêtés 67 affirment leur intention de retourner travailler au Sénégal à la fin de leurs études, contre 22 qui affirment changer de pays à la fin de leurs études universitaires, et 11 pensent qu’ils ont leur chance de trouver un emploi stable en France. Sur la question des projets en matière d’installation géographique, les données recueillies sont dans ce domaine à manier avec beaucoup de prudence. Ces réponses véhiculeraient- elles sans nulle équivoque des intentions solidement formées? Il faut faire une différence entre les dites – intentions, avec les décisions finales. Ce que l’on appréhende ici c’est un état à un moment précis, des décisions des étudiants, rien ne permet de dire que cet état sera durable. Dans ce cas, on ne peut pas affirmer des positions du genre : le taux de retour, ou de non-retour est de… il faut prendre ces résultats pour ce qu’ils sont, il y a évidemment fort loin de ces affirmations publiques à la réalité des pratiques finales.
La question du retour et du non-retour apparaît largement comme étant un choix réfléchi et rationnel. Elle s’inscrit parfaitement dans la logique de la mondialisation et de l’internationalisation des compétences. Au regard de cette nouvelle génération d’immigrés, l’État et les entreprises n’ont pas pu créer un environnement favorable dans lequel ils pourraient évoluer de manière transparente et dynamique. L’environnement existant ne répond nullement à leurs aspirations et à leurs préoccupations tout à fait normales et légitimes.
Ainsi, nous avons rencontré quelques anciens étudiants sénégalais qui se sont fixés dans le Nord de la France lors de nos enquêtes de thèse de doctorat de géographie, par exemple cet ancien étudiant sénégalais qui nous explique pourquoi il est resté en France : « Les salaires proposés au Sénégal sont insuffisants pour entretenir correctement une famille, je prends mon expérience personnelle, après mes études à Bordeaux, je suis rentré au pays pour apporter ma pierre à l’édification de la nation. D’abord, je n’ai eu qu’un poste de contractuel, dans l’administration avec un salaire de misère. Le cinq du mois, j’étais obligé d’entrer dans un cycle d’endettement pour survivre, de guerre lasse, j’ai pris un billet pour l’occident, et dire que je voulais rester au pays pour travailler »4. Mais aussi cette ancienne étudiante qui nous explique aussi son cas : « Après mes études sanctionnées par un diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS) obtenu à Paris, la société dans laquelle je travaille m’a proposé un salaire de départ de 2500 euros, au même moment l’Administration sénégalaise me proposait 250 000 F CFA, vous voyez la différence, je ne pouvais que rester » 4.
De façon générale, le migrant travailleur non qualifié ou qualifié aspire à rentrer un jour dans son pays d’origine, pour un étudiant par exemple, ce retour est généralement déterminé par la part de satisfaction et de déception qu’il pourrait avoir pendant son cursus universitaire dans le pays de formation.
Nous avons retenu les propos de quelques étudiants recueillis pendant notre enquête sur le terrain lors de notre doctorat de géographie soutenu en mars 2009. Par exemple cet étudiant de 2e cycle de biochimie à Lille 1 qui explique sa satisfaction par rapport à ses études : « ce que je suis en train de faire ici déjà n’existe pas au Sénégal en deuxième cycle. Les études sont plus performantes, les professeurs sont de renommées, des labos bien équipés franchement il y a tout pour réussir » 4. Concernant sa déception, il nous dit : « j’ai repris mon année, pour moi c’est décevant vu la formation initiale que j’avais par rapport à la formation que je suis en train de suivre, j’ai eu quelques difficultés, mais je crois que c’est une déception temporaire »4. Mais aussi cet étudiant de 2e cycle d’anglais à Poitiers qui nous dit : « je ne suis pas trop satisfait, je trouve qu’ici, je fais des études en anglais, mais elles sont trop mélangées avec le français, ce n’est pas ce que je croyais au début, même au Sénégal on fait beaucoup plus d’anglais qu’en France » 4.
Cet étudiant de 3e cycle de droit des assurances nous dit par rapport à sa satisfaction : « si je compare par rapport au Sénégal, ici on arrive à respecter le programme établit durant l’année, du moins c’est des connaissances dont – on est sûr d’acquérir à la fin de l’année, il y a le matériel qui est disponible ce qui n’est pas le cas au Sénégal » 4. Par rapport à sa déception, il nous dit : « avant de venir ici on nous faisait croire que les études étaient faciles en France on réussissait facilement, mais là quand on a vu la réalité on sait qu’il faut vraiment travailler » 4.
Dans le cadre de notre enquête de terrain pendant notre doctorat de géographie, sur les 100 étudiants qui sont enquêtés 67 affirment leur intention de retourner travailler au Sénégal à la fin de leurs études, contre 22 qui affirment changer de pays à la fin de leurs études universitaires, et 11 pensent qu’ils ont leur chance de trouver un emploi stable en France. Sur la question des projets en matière d’installation géographique, les données recueillies sont dans ce domaine à manier avec beaucoup de prudence. Ces réponses véhiculeraient- elles sans nulle équivoque des intentions solidement formées? Il faut faire une différence entre les dites – intentions, avec les décisions finales. Ce que l’on appréhende ici c’est un état à un moment précis, des décisions des étudiants, rien ne permet de dire que cet état sera durable. Dans ce cas, on ne peut pas affirmer des positions du genre : le taux de retour, ou de non-retour est de… il faut prendre ces résultats pour ce qu’ils sont, il y a évidemment fort loin de ces affirmations publiques à la réalité des pratiques finales.
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